Évaluation des pratiques professionnelles et des risques chez les soignants liés à l'utilisation du MEOPA (Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote) dans le cadre de la prise en charge de la douleur au CHU de Nantes

Le Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote est un gaz utilisé pour l'antalgie des soins douloureux. Nous avons évalué les pratiques et les risques professionnels d'utilisation de ce gaz au CHU de Nantes par métrologie, des études de poste et un questionnaire. La mét...

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Auteur principal : Léger François (Auteur)
Collectivités auteurs : Université de Nantes (Organisme de soutenance), Université de Nantes -- Unité de Formation et de Recherche de Médecine et des Techniques Médicales (Organisme de soutenance)
Autres auteurs : Bougoüin-Kuhn Emmanuelle (Directeur de thèse)
Format : Thèse ou mémoire
Langue : français
Titre complet : Évaluation des pratiques professionnelles et des risques chez les soignants liés à l'utilisation du MEOPA (Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote) dans le cadre de la prise en charge de la douleur au CHU de Nantes / François Léger; sous la direction de Emmanuelle Kuhn
Publié : 2019
Description matérielle : 1 vol. (145 p.)
Note de thèse : Thèse d'exercice : Médecine. Médecine du travail : Nantes : 2019
Sujets :
Documents associés : Reproduit comme: Évaluation des pratiques professionnelles et des risques chez les soignants liés à l'utilisation du MEOPA (Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote) dans le cadre de la prise en charge de la douleur au CHU de Nantes
Description
Résumé : Le Mélange Équimolaire d'Oxygène et de Protoxyde d'Azote est un gaz utilisé pour l'antalgie des soins douloureux. Nous avons évalué les pratiques et les risques professionnels d'utilisation de ce gaz au CHU de Nantes par métrologie, des études de poste et un questionnaire. La métrologie a consisté en des prélèvements atmosphériques pour mesurer les niveaux d'exposition du personnel. L'air est prélevé dans des tubes de zéolithe, passivement ou activement à l'aide d'une pompe et l'analyse est faite par chromatographie en phase gazeuse et détection au micro-catharomètre. Les prélèvements ont été réalisés aux urgences pédiatriques, premier consommateur de gaz, chez les brûlés adultes et en réanimation chirurgicale. Nous avons suivi 12 soignants autour de 8 gestes. Nos résultats ont dépassé les valeurs recommandées françaises pour 7 soignants dont 3 à l'administration. Les valeurs d'exposition sur 8 heures vont jusqu'à 16,7 fois la valeur de référence de 25 ppm, et jusqu'à 55 fois la référence pour les courtes durées d'exposition. Ces résultats peuvent s'expliquer par la consommation importante de gaz, le confinement dans des locaux insuffisamment ventilés, la durée, les conditions thermiques et la présence de fuites à l'administration. Pour le questionnaire, 45,6% des 316 répondants exposés ont déclaré au moins un symptôme rythmé par les administrations, principalement des céphalées, bouffées de chaleur, vertiges, nausées et vomissements. Les aides-soignantes, les auxiliaires de puériculture, les infirmières, le personnel soignant administrant plus de 5 fois par semaine ou travaillant dans un service consommant plus de 200 obus par an, semblent plus à risque de présenter des symptômes. L'élaboration de mesures de prévention semble nécessaire, par la formation et la sensibilisation aux bonnes pratiques pour réduire les fuites, l'amélioration de la ventilation des locaux et/ou la réduction de la consommation par l'utilisation d'une valve à la demande. Des prélèvements atmosphériques à distance des mesures préventives retenues devraient nous permettre d'évaluer le bénéfice sur les niveaux d'exposition. Le médecin du travail joue un rôle primordial dans la sensibilisation et l'élaboration de stratégies de gestion de ce risque.
Notes : Autre(s) contribution(s) : Julien Nizard (Président du jury)
Bibliographie : Bibliogr. p. 125-131, 134 réf.