Traitement de l'hypertension portale par shunt portosystémique intrahépatique par voie transjugulaire : étude monocentrique et facteurs pronostic

BUT : La mise en place d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire (TIPS) permet de traiter les complications de l'hypertension portale. Le but de cette étude était de préciser les complications, de déterminer l'efficacité et d'identifier les facteurs pronos...

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Auteur principal : Fresse-Warin Karine (Auteur)
Collectivité auteur : Nantes Université Pôle Santé UFR Médecine et Techniques Médicales Nantes (Organisme de soutenance)
Autres auteurs : Gournay Jérôme (Directeur de thèse)
Format : Thèse ou mémoire
Langue : français
Titre complet : Traitement de l'hypertension portale par shunt portosystémique intrahépatique par voie transjugulaire : étude monocentrique et facteurs pronostic / Karine Fresse-Warin; sous la direction de Jérôme Gournay
Publié : [S.l.] : [s.n.] , 2005
Description matérielle : 1 vol. (91. f.)
Note de thèse : Thèse d'exercice : Médecine. Imagerie médicale et radiodiagnostic : Université de Nantes : 2005
Disponibilité : Publication autorisée par le jury
Sujets :
Documents associés : Reproduit comme: Traitement de l'hypertension portale par shunt portosystémique intrahépatique par voie transjugulaire
Description
Résumé : BUT : La mise en place d'un shunt intrahépatique portosystémique par voie transjugulaire (TIPS) permet de traiter les complications de l'hypertension portale. Le but de cette étude était de préciser les complications, de déterminer l'efficacité et d'identifier les facteurs pronostic des patients traités par la mise en place d'un TIPS. MATERIELS ET METHODES : Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique de 39 patients consécutifs qui ont bénéficié de la pose d'un TIPS entre janvier 1996 et décembre 2002. L'indication était une ascite réfractaire dans 12 cas et une hémorragie digestive dans 27 cas. RESULTATS : La mise en place du TIPS était plus longue chez les 9 patients atteints de carcinome hépatocellulaire (P=0,049), mais elle n'a pas entraîné d'aggravation de la maladie tumorale. Les complications du TIPS étaient un hémopéritoine par effraction capsulaire dans 2 cas (fatal dans 1 cas), une fièvre bénigne et transitoire dans 8 cas, un choc septique fatal dans 1 cas, un œdème pulmonaire cardiaque dans 2 cas (fatal dans 1 cas) et une encéphalopathie hépatique dans 6 cas (chronique dans 1 cas). Une dysfonction précoce par thrombose aiguë a été observée dans 1 cas et une dysfonction tardive par sténose progressive dans 11 cas. Le contrôle des hémorragies digestives était la règle, mais 8 patients ont récidivé à terme. En cas d'ascite réfractaire, le contrôle était le plus souvent partiel. La survie globale était de 81,7% à 6 mois, 64,2% à 1 an et 55,4% à 2 ans. La créatininémie était le seul facteur pronostic indépendamment associée à la survie globale (hazard ratio : 0,20 ; intervalle de confiance à 95% : 0,06-0,69 ; P = 0,011), elle était également un facteur indépendant associé à la survie à court terme. CONCLUSION : Cette étude montre que l'efficacité du TIPS et les complications de la mise en place d'un TIPS dans la " vraie vie " sont comparables aux données de la littérature. La créatininémie semble être un facteur pronostic essentiel des patients traités par cette méthode.
Bibliographie : Bibliogr. f. 72-88 [167 réf.]