Le pouvoir de bâtir : urbanisme et politique édilitaire à Milan, XIVe-XVe siècles

Ce livre se propose de dégager la cohérence idéologique, la portée politique et l'efficacité économique de la politique des grands travaux que les Visconti et les Sforza mènent dans leur capitale, Milan, aux XIVe et XVe siècles. En éprouvant leur pouvoir de bâtir, les princes tentent d'imp...

Description complète

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Détails bibliographiques
Auteur principal : Boucheron Patrick (Auteur)
Format : Thèse ou mémoire
Langue : français
Titre complet : Le pouvoir de bâtir : urbanisme et politique édilitaire à Milan, XIVe-XVe siècles / Patrick Boucheron
Publié : [Rome] : École française de Rome , 1998
Description matérielle : 1 vol. (653 p.-XLVI p. de pl.-[1] f. de pl. dépl.)
Collection : Collection de l'Ecole française de Rome ; 239
Note de thèse : Texte remanié de : Thèse de doctorat : Histoire : Paris 1 : 1994
Sujets :
Documents associés : Autre édition: Urbanisme, politique des grands travaux et pouvoir princier à Milan à la fin du Moyen Âge
Description
Résumé : Ce livre se propose de dégager la cohérence idéologique, la portée politique et l'efficacité économique de la politique des grands travaux que les Visconti et les Sforza mènent dans leur capitale, Milan, aux XIVe et XVe siècles. En éprouvant leur pouvoir de bâtir, les princes tentent d'imposer à la ville l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes. Mais bâtir n'est pas seulement occuper l'espace, c'est aussi aménager le temps, le temps de la mémoire d'une cité : la magnificence princière se heurte ici aux logiques sociales qui trament l'espace urbain. Le système monumental milanais (le Dôme, le château, l'hôpital) dit à la fois l'ambition et l'impuissance, l'orgueil et l'instabilité. Que cherchent les princes bâtisseurs ? D'abord, sans doute, oeuvrer à la construction de leur Etat : la mise en place d'une magistrature édilitaire à l'échelle ducale, les rapports du prince avec ses architectes et ingénieurs dévoilent la double nature, bureaucratique et personnelle, de l'Etat princier territorial de la fin du Moyen Âge. Mais celui-ci ne pèserait pas lourd sans l'appui des élites urbaines, que l'étude des retombées économiques de la politique édilitaire permet d'appréhender. Mettant en rapport la forme d'une ville et celle d'un pouvoir, on tente de révéler l'une par l'autre. Milan, à la fin du Moyen Âge, ne sera jamais la cité princière que les Visconti et les Sforza avaient rêvée, mais demeurera la capitale de l'abondance chantée par Bonvesin della Riva. Quant à l'Etat milanais, son inachèvement même permet peut-être de mieux comprendre les mécanismes idéologiques, culturels et sociaux qui sont à l'oeuvre dans la construction des systèmes politiques.
Bibliographie : Bibliogr. p. [13]-66. Notes bibliogr. en bas de pages. Index
ISBN : 2-7283-0524-2
0-7283-0524-2